Je m'appelle Aurore Stasky, je suis née à Creil (Oise ) le 05 novembre 1967; j'ai vécue mon enfance à la DDASS en Eure-et-Loire ( enfant abandonnée ) et je vis actuellement à Bourg-en-Bresse ( Ain ) dans le quartier de la Reyssouze. J'ai cinq enfants ( Emmanuel, 19 ans; Nicolas, 18 ans; Cédric, 17 ans; Christopher, 12 ans et Hugo, 7 ans ).
Née asthmatique, j'ai toujours été pleine de vie; seulement, ces dernières années, mon état de santé a empiré, me rendant dépendante de ma maladie.
Pour les personnes qui ne connaîtraient pas encore l'asthme, il s'agit d'une maladie pulmonaire entraînant une rétraction des alvéoles pulmonaires ( sorte de petits sacs contenues dans nos poumons et permettant le transport de l'oxygène jusqu'au sang ) et de la trachée, ce qui signifie que sans le traitement approprié, vous étouffez au sens propre du terme et pouvez en mourir; la plupart du temps, les asthmatiques souffrent cependant simplement d'un asthme léger, innofensif s'il est bien surveillé et traité. Certains asthmatiques sont mêmes devenus des sportifs titrés et célèbres ! Mais, dans mon cas, la maladie dont je suis victime n'a eue de cesse d'évoluer, jusqu'à atteindre son niveau actuel, mettant ma vie en danger presque à chaque respiration.
En effet, l'état de mes poumons m'oblige à vivre sous assistance respiratoire près de 24 / 24 h depuis environ deux ans. Je suis actuellement reconnue handicapée à plus de 80 %, ce qui signifie dans mon cas que le moindre effort physique me déclenche de violentes et dangereuses crises d'asthmes. Par exemple, lorsque je marche une dizaine de mètres, mon essoufflement correspond au vôtre quand vous venez de courir un 400 mètres-haies !!! A une différence près : vous récupérer votre souffle tout au plus au bout de deux minutes ( trois ou quatres si vous êtes fumeur ); mais moi, il me faudra, juste pour quelques mètres ou marches d'escalier, plusieurs dizaines de minutes de récupération !! Résultat : le corps médical estime que mes poumons et mon coeur sont aussi fatigués que ceux d'une personne très âgée ( j'ai quarante ans ).
Vous l'avez compris, les efforts physiques ( sous toutes leurs formes ) me sont prohibés; les substances allergogènes respiratoires ( acariens, pollens, javel, poussières, tabac... ) sont proscrites de mon environnement; mon traitement anti-asthmatique ( Ventoline et Atrovent sous inhalations et nébulisations; corticoïdes divers, tel le Solupred; ect... ) à hautes doses renforcent mes poumons ( insuffisamment puisque la maladie gagne du terrain ) mais dégradent parrallèlemment le reste de mon corps ( prise de poids d'une cinquantaine de kilos; squelette fragilisé; fort affaiblissement musculaire, accompagnés de crampes longues et douloureuses; ect... ); bref, je suis prisonnière de mon corps.
Une telle situation aurait pu suffire à faire mon malheur; mais, entourée d'amis, je tenais le coup, cahin-caha, je tenais la barre de mon moral fermement et positivement. Même si ma maladie, mon traitement, ses effets secondaires entraînent régulièrement une forme d'irritabilité, je parvenais aisément à me faire apprécier de chacun.
En août 2007, le Conseil Général de l'Ain, par l'intermédiaire de la Maison du Handicap ( ex-Cotorep ), ainsi que la Sécurité Sociale et mes propres fonds de financement me permettent d'acquérir un fauteuil roulant électrique ( j' en utilisait un manuel depuis près d'un an alors ); un à un, j'informais mes voisins, lorsque l'occasion de les croiser se présentait, que désormais j'aurais besoin d'accéder aux communs et à ma cave sans entraves. Par exemple, hormis les stationnements " minute "et les cas de force majeure, les voitures devaient libérer la place ( place qui n'est d'ailleurs pas un stationnement autorisé ) devant l'entrée des caves, mon fauteuil ne pouvant être " parké " que dans la cave. Tout ceci fut fait dans le but de pouvoir, comme tout un chacun, circuler librement et accéder à l'extérieur de mon logement, pour aller en ville, dans les commerces, voir mes enfants, me promener... Bref, afin de ne pas être prisonnière de mon logement, en sus de mon handicap.
Lentement mais sûrement, tout le voisinage accepta de bonne grâce de faire ce petit effort à l'impact immense pour mon bien-être. Tous, sauf un couple de voisins dont le véhicule fut, de manière réitérée, garé à cet emplacement, malgré mes nombreuses suppliques, et celles de mon entourage.
La situation dégénéra lorque, le 12 janvier ( donc six mois et une bonne cinquantaine de réclamations auprès du dit-voisin plus tard ), mon auxilliaire de vie permanent contacta, en désespoir de cause, les forces de l'ordre. Malgré qu'elles le réprimandèrent sans le verbaliser, celui-ci se fit désormais menaçant ( par la parole et le geste ) à notre égard; suivirent de nombreuses dégradations à l'encontre de mon fauteuil. Le 06 février à 09h, Sébastien Thévenot ( mon auxilliaire ) pris de nouveau contact avec la Police qui verbalisa cette fois. La femme du couple agressa mon auxilliaire le matin-même. Le soir, de retour avec mon auxiliaire, elle s'en prit verbalement puis physiquement à moi, puis vint le tour de son mari qui nous frappa tous deux du poing au visage. La suite, vous la connaissez ou vous en doutez : hospitalisation ( j'ai eue la machoîre fracturée, 3 dents déchaussées, 1 dent cassée et 21 jours d'ITT; Sébastien a eut de multiples contusions cervicales et dorsales dont il souffre encore et plus d'1 mois d'arrêt de travail ), dépôts de plaintes,ect... Le proçès est prévue pour le mois de mai. Ces faits ont été rapportés dans divers journaux ( Le Progrès, France- Soir, Aujourd'hui en France, le 13h de France 2 ), à la radio ( NRJ, Nostalgie, Scoop FM, Radio Tropiques ) et dans l'émission de M. Jean-Luc Delarue ( Toute une histoire ).
Depuis, nous sommes suivis par des psychologues de l'Avema; néanmoins, ayant subies entre-temps de nouvelles agressions verbales ( menaces, injures, calomnies, tentatives d'intimidation, ect... ) dans le quartier, ayant manqués en outre de nous faire agresser de nombreuses fois, nous avons effectués les démarches nécessaires pour que je sois relogée. Or, mon bailleur ( Bourg Habitat ) refuse actuellement de traiter ma demande, étant dans l'attente de se voir verser un retard d'APL ( 18 mois ) de la part de la CAF me concernant et qui serait perdue si je serais relogée d'ici-là : autrement dit, leurs profits sont bien plus important que la vie d'une personne handicapée dont la vie menacée et devenue un enfer !
Ma demande est des plus simples : l'obtention urgente ( et non d'ici la fin de l'an prochain comme prétendu par le bailleur ) d'un logement conforme ( c'est à dire non-vétuste et non dangereux, contrairement à celui que j'occupe actuellement ), adapté à mon handicap (pas d'escalier par exemple ) et hors du quartier de la Reyssouze où je ne suis plus désormais la bienvenue.
C'est pourquoi je mets à votre disposition ici-même un espace au travers duquel vous pouvez apporter votre contribution gratuitement ( par signature contestataire ) pour que nos voix puissent, ensemble, faire le poids face à une situation d'un autre âge. Faites circuler cette pétition, imprimez-la, photocopiez-la, parlez-en : le pari relevé avec le nouveau maire de la commune est de dépasser les 10 000 ( ! ) signatures avant le procès.
En signant, vous nous aiderez à faire prendre conscience aux pouvoirs publics en place ( à Bourg, dans l'Ain, en Rhône-Alpes, mais aussi peut-être en France et en Europe ) que les situations d'urgences exigent parfois des mesures d'urgences, comme c'est le cas ici.
Mes proches, ceux de mon auxilliaire de vie, Sébastien et moi-même vous remercions pour avoir pris le temps de lire ces quelques lignes et d'avance, pour celui que vous nous accorderez en nous aidant à disposer du plus grand nombre de signataires.
Aurore Stasky,
dite " Miss oygène ".
http://www.lapetition.be/en-ligne/une-agression-intolrable-2008.html